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  • Marie

Alimentation et éthique

Mis à jour : 28 sept 2019

Ou comment se nourrir sainement sans nuire aux animaux et à l’environnement


Aujourd’hui, l’élevage intensif est la première cause de pollution sur la planète. De plus, c’est un véritable holocauste animalier qui se produit presque partout dans le monde.

Avons-nous le droit de traiter ainsi les animaux ? Pouvons-nous encore prétendre que nous ni pouvons rien, que tout ce qui se passe n’est pas de notre ressort ? Pouvons-nous encore nous « payer » le luxe de nous déresponsabiliser de la sorte face aux horreurs qui se produisent et face à la catastrophe écologique sans précédent qui est en train de se produire ?



Image: Elevage bio Feuz, Les Brenets (NE), www.fermefeuz.ch

J'ai longuement réfléchis aux différents courants qui se répandent aux quatre coins de la planète.

D’abord, il y a la démarche légitime et respectable, des végétaliens qui prônent pour une alimentation 100% d'origine non animale, mais qui repose principalement sur une alimentation riche en céréales et légumineuses. Ces deux dernières vous apporteront l’énergie, les calories nécessaires et aussi les protéines dont vous avez besoin.

Malheureusement, l’une comme l’autre, sont très riches en glucides. Et les glucides en excès sont hautement nocifs pour notre santé. Les céréales, qui n'ont plus rien à voir avec ce qu'elles étaient à l'origine, sont cause d’obésité et de nombreuses maladies chroniques et dégénératives. Et sans parler du gluten qui est un véritable poison pour l'organisme, n'en déplaisent à tous les défenseurs du gluten!! Cette alimentation n’est donc pas adaptée pour nous, contrairement à ce qui continu d'être encore prétendu aujourd'hui et malgré les résultats des dernières études scientifiques indépendantes et révélations choquantes sur la façon dont nous avons été trompés.


Si des personnes qui ont adopté une alimentation végan disent être en pleine forme avec celle-ci, il faut savoir que, d'une part, nous ne sommes pas tous égaux en termes de capital santé et que plusieurs facteurs entrent en ligne de compte, dont l'hérédité. D'autre part, les conséquences d’une alimentation non adaptée mettront plusieurs années à se manifester et les premiers symptômes seront souvent longtemps ignorés par la personne qui, de toute façon, ne fera pas la corrélation avec son alimentation.


Certaines maladies chroniques évoluent en silence. L’inflammation du cerveau qui est responsable de maladies neurologiques comme l’Alzheimer, la Parkinson, le TDAH, les troubles cognitifs ou de la mémoire, la démence, l'autisme, les céphalées et migraines chroniques, la dépression, les troubles de l'humeur, etc...ou encore le cancer (qui, en plus du facteur interne, sont tous deux causés principalement par le "facteur extérieur" alimentation)* en sont de parfaits exemples.

Il est d'ailleurs bon à savoir que les chercheurs d'aujourd'hui ne nomment plus la maladie d'Alzheimer de cette façon, mais l'appelle le diabète de type 3.

Malheureusement, quand des diagnostiques peuvent être posés sur les symptômes, il est souvent trop tard ou extrêmement difficile pour faire machine arrière et réparer certains dégâts neurologiques ou certaines maladies. Par exemple, si on peut guérir d’un diabète de type 2 en changeant radicalement notre alimentation, cela sera beaucoup plus compliqué pour une maladie d'Alhzeimer.

Tout le monde ne peut donc pas être Végétalien. Par contre, les vegans apportent une contribution très importante au changement alimentaire que nous sommes OBLIGES d'entreprendre! Non seulement, le fait qu'une partie de plus en plus importante de la population ne mange plus de produits issus des animaux contribue à obliger cet éveil de conscience nécessaire, mais en plus ils nous ouvrent à un éventail culinaire énorme en nous faisant découvrir mille et une autre recettes qui nous permettent de réapprendre à cuisiner autrement. Ceci nous donne la possibilité de bien mieux équilibrer notre façon de nous nourrir en diminuant largement les produits animaux et en diversifiant davantage notre alimentation, ce qui est un plus certain pour notre santé.


D’un autre côté, il n’est pas possible de continuer à nous nourrir comme nous le faisons aujourd’hui en maltraitant et en exploitons outrageusement les animaux. Le fait que nous devons nous nourrir et que nous sommes de plus en plus nombreux n'excuse en rien de tels agissements.


Image: Elevage bio Feuz, Les Brenets (NE), www.fermefeuz.ch

Outre le fait que nous consommons beaucoup trop de viande et produits laitiers, dont les excès sont nocifs pour notre santé, la façon de faire et d'exploiter les animaux n’est simplement pas tolérable pour tous les êtres responsables et sensibles que nous sommes. Que nous en ayant conscience ou non, cela nous atteint profondément dans notre âme et dans notre santé.

A un autre niveau, il est important de comprendre que lorsque nous consommons les « produits » issus de l’horreur, où les animaux n’ont, de leur naissance à leur trépas, vécu que souffrance et terreur, nous ingérons également la charge énergétique du vécu, c’est-à-dire les émotions de souffrance et d'horreur de l’animal et cela ne peut que nuire gravement à notre santé physique, mental et spirituelle.


De sérieuses réflexions s'imposent, car dans l’état actuel des choses, nous fonçons tout droit dans le mur. Il est évident que nous ne pouvons pas continuer à nous comporter d’une façon aussi irresponsable, tant au niveau de notre santé, de l’écologie, que de la maltraitance animale.


Pourtant, je suis convaincue que des solutions « éthiques » existent.


A vrai dire, j’en ai passé des nuits blanches à me torturer sur le sujet.

Regardons aussi ce qu’il se passe au niveau des industries chimiques et de voir à quel point nos terres ont été détruites par des pesticides et autres produits chimiques dangereux pour la terre, la faune et notre santé. Sans parler de la destruction de la forêt amazonienne et autres endroits merveilleux, de nombres d'espèces animales et de leurs habitats naturels pour cultiver les palmiers à huile ou encore des céréales ou implanter des industries polluantes, des fermes industrielles ou le diable règne en maître.. Partout ou l'industrialisation s'est installée règne la désolation, la mort, la souffrance et la corruption. Nous le savons. Nous le savons tous!! Mais combien d'entre nous acceptent de sortir de cette léthargie, de cette infantilisation qui nous déresponsabilise des horreurs et catastrophes qui se passent sur cette terre?


Il est grand temps pour nous tous de nous réveiller. Il est grand temps pour nous tous de ne plus nous laisser berner par le pouvoir en place, d’utiliser notre capacité de discernement et de reprendre les rênes de notre vie. Il est grand temps de cesser de croire que ceux qui détiennent le pouvoir vont faire preuve de responsabilité et de justesse. Là ou le pouvoir et l’argent sont en jeu, il n’y a plus de limite. Dussent-ils aller jusqu’à la destruction totale de la planète.

Le pouvoir, le véritable pouvoir est entre nos mains. Nous n’avons absolument pas conscience du pouvoir que nous détenons en chacun de nous. Or, pour utiliser ce pouvoir, il suffit d’utiliser notre intelligence innée, celle de notre cœur et de décider ce que l’on veut changer en nous. C’est tout d’abord au niveau de notre santé que cela doit se faire. Si nous nous intéressons à notre santé au niveau individuel, si nous nous permettons de faire un travail d’introspection personnel sur nous-même, sur ce qui nous rend heureux ou non, sur ce qui est en accord avec nous ou non que les choses vont pouvoir changer.

Une personne qui s’intéresse vraiment à sa santé et qui veut se donner les moyens d'avoir une vie meilleure, va commencer par se tourner vers sont alimentation. Elle va chercher ce qui est bon pour elle ou non. La qualité, la quantité, la fréquence, etc…. Obligatoirement, ce simple changement de direction alimentaire va avoir des répercussions énormes sur l’environnement, sur les coûts de la santé, sur le bien-être animal, sur notre bien-être et notre porte-monnaie.

Prendre soin de sa santé, c’est déjà faire attention à ce que nous consommons, en termes de qualité, de quantité et de conscience.



Image: Elevage bio Feuz, Les Brenets (NE), www.fermefeuz.ch

Au niveau qualité : ce n'est un scoop pour personne: il s’agit de s’approvisionner le plus possible en produits frais, non transformés et chez le producteur local. On préférera des légumes bio ou alors du paysan que l’on connait et qui n’empoisonne pas ses cultures aux différents pesticides et engrais chimiques. C’est aussi consommer des légumes de saison et de consommer des œufs de poule vivant en liberté, de la viande issue d’animaux nourris à l’herbe, vivant également en liberté et de s’assurer du bien-être de ceux-ci et de l’éthique des éleveurs.

Mr Feuz, éleveur de cerf rouge et de vache highland est le deuxième éleveur Suisse qui met lui-même à mort les animaux, sans les déplacer. Choix qu'il s'est résolu à faire face au stress que subissaient les bêtes lors du transport à l'abattoir. Il va sans dire que cet éleveur mérite d'être connu et soutenu. J'ai personnellement été lui rendre visite et j'ai beaucoup apprécié la personne et l'élevage.


On agira de même avec le poisson. On s’assurera de la provenance de celui-ci ; s’il est d’élevage, le bio est impératif à moins que l’on ait la chance de connaître un super pisciculteur qui n’empoisonne pas ses poissons aux antibiotiques et autres produits chimiques. S’il s’agit de poisson sauvage, on évitera le poisson du pacifique pour des raisons évidentes et on s’assurera impérativement qu’il provient d’une pêche respectueuse, telle que le label MSC, et bien sûr, on évitera les autres.

En ce qui concerne les produits laitiers : On va préférer les produits d’alpage, les bio et les petits producteurs locaux.

Mais attention !! Ne soyez pas naïf. Bio ne rime pas forcément avec respect et bien-être des animaux.

Les produits d’alpage et locaux, bio ou non, vous permettront d’avoir davantage l’assurance que ces animaux jouissent d’une vie en pâture et donc de conditions plus correctes pour eux. Et contrairement à ce qui se dit, on peut très bien laisser un veau à sa mère, qu'elle pourra nourrir et également donner de son lait. Il y a une façon de faire, mais ça implique certaines contraintes et changement d'habitudes que tous ne veulent pas faire. Mais quand on sait les bienfaits que cela apporte autant pour la mère que pour le veau de les laisser ensembles, il n'est juste pas compréhensible que cela ne soit pas adopté par tous les agriculteurs. De plus, certaines races de vaches sont aujourd'hui des monstres: des races à viandes dont l'animal peut à peine se mouvoir au tétines totalement disproportionnées, je crois qu'il est grand temps d’arrêter nos conneries.



Au niveau quantité : Là, vous n’allez pas apprécier ce que vous allez lire, je vous avertis.

C’est réduire notre alimentation à plusieurs niveaux ; la quantité de viande! Manger de la viande une fois par semaine est largement suffisant. Il est tout à fait possible de se nourrir autrement mais cela implique de faire certains efforts, de se renseigner et d'accepter de changer ses habitudes. C’est exactement pareil avec les produits laitiers dont il serait bien de réduire notre consommation au profit de la qualité de ceux-ci si on ne peut s'en passer.


Autre point qui va vous faire grincer des dents : la fréquence des repas. Car, croyez-moi, manger 3 x par jour pour un adulte normal est une aberration !! Et certains prennent encore, en plus, des collations entre les repas…. Pire!!! des nutritionnistes et médecins conseillent cela!!!!!!

Nous sollicitons intensément notre organisme qui est constamment en train d’utiliser une énorme somme d’énergie pour digérer les aliments. C’est simple, notre système digestif n’est pratiquement jamais au repos. Il tourne sans cesse à plein régime à force de nous empiffrer. De plus, alors que nous ne cessons de le « remplir » avec des aliments malsains pour nous et qui sont sources d’inflammations, il n’a plus l’énergie nécessaire pour assimiler correctement les nutriments, se détoxifier et se régénérer comme il se doit. Notre corps à une énorme capacité d'auto-guérison et nous l'en empêchant en nous gavant. Il ne peut le faire, car il doit sans cesse digérer et nous l'épuisons.

Dans notre société, l’alimentation est devenue source de plaisir, d’échange social, de comblements émotionnels. Nous avons oublié quel est le rôle essentiel de l’alimentation : apporter des nutriments indispensables à nos cellules afin que notre organisme puisse bénéficier de l’énergie dont il a besoin pour fonctionner.

Face à l’opulence de nourriture dont nous disposons dans notre société de surconsommation et d’exagération, nous avons petit à petit oublié des principes fondamentaux : Ceux de se nourrir avec conscience et que notre alimentation doit être notre seul médicament. Ce qui veut dire mince et en santé.


Aussi paradoxal que cela puisse paraître, réduire sa consommation de nourriture de l’ordre de 20 à 30% de calories et de remplacer les mauvaises calories par des bonnes, c’est des années de vie en plus et en meilleure santé.

Je vois déjà la panique pour certaines personnes qui ont toujours faim. Il y a des explications à cela et des solutions. Et croyez-moi, le plus dur c’est de dépasser les croyances et d’oser se lancer. Une fois que vous aurez commencé vous ne serez plus des affamés.

Manger une ou deux fois par jour au maximum selon l’activité, les besoins de la personne, c’est un potentiel énergétique décuplé et récupéré. Là aussi, il y a des solutions pour aider à y arriver tranquillement sans mourir de faim et en douceur.

Maintenant je vous laisse imaginer l’économie réalisée sur le panier de course, en termes de temps, d’amélioration de votre santé et de votre vitalité qui ne manqueront pas de se faire remarquer. Tout cela, en appréciant encore davantage de manger un bon repas, qui se transforme alors en véritable moment de fête. C'est vous faire plaisir en faisant de bien à votre corps, à votre esprit, aux animaux et à l’environnement. Et donc à nos enfants!!


* En soins énergétique et en MTC, nous savons que pour qu'une maladie se déclenche, il faut toujours au moins deux facteurs: Un ou deux facteurs internes et/ou un facteur externe: Les émotions, le stress, l'hérédité sont des facteurs internes. L'alimentation, les climats "pervers", la polution, etc, sont des facteurs externe.

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